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La Fin de La Pauvreté ?

 

 

Food Inc : un docu pour en savoir plus sur la malbouffe : Documentaire présenté dans la section « cuisines et cinéma » de la Berlinale, Food Inc dénonce les mensonges et les omissions des producteurs de l’agroalimentaire. Le réalisateur Robert Kenner enquête dans les entrepôts d’élevage, les pieds dans les champs.

 

Ils sont une poignée de producteurs aux yeux plus gros que le ventre qui détiennent toute la chaîne de production et de fabrication de la nourriture aux Etats-Unis. Ils disent vouloir augmenter leur rendement et faire des économies d’échelle mais sacrifient la santé des consommateurs et passent au dessus des standards d’hygiène, des conditions de travail des salariés et de traitement des bêtes. Les révélations faites par ce documentaire sont répugnantes : comme celle sur les poulets élevés en batterie, enfermés dans des cages et gavés pendant 50 jours



La Fin de La Pauvreté ? (Documentaire) - YouTube :
Avec tant de richesses dans le monde, pourquoi y-a-t-il autant de pauvreté ?

S'aventurant au-delà des réponses habituelles sur les origines de la pauvreté, LA FIN DE LA PAUVRETÉ ? se demande si ses véritables causes ne viennent pas d'une exploitation des pays pauvres par les pays riches, de l'époque coloniale à aujourd'hui.
Les peuples luttent contre l'expropriation des ressources naturelles, la dette, le néolibéralisme et l'imposition de la croissance tournée vers l'exportation. _ Des favelas d'Amérique latine aux bidonvilles d'Afrique, des acteurs sociaux, des économistes de renom et des personnalités politiques révèlent comment les pays développés pillent la Planète, accroissent la pauvreté et menacent les capacités de la planète à soutenir la vie.

 

 

 

 

Pauvres de nous - Documentaire ARTE - YouTube :  Historiens et économistes, dont Joseph Stiglitz, lauréat du Nobel d'économie, décrivent les multiples facettes de la misère selon les époques et les régions du monde. Aux temps préhistoriques, l'extrême précarité était le lot commun de tous les chasseurs-cueilleurs tandis qu'au Moyen Âge, elle semble devenir le moteur du système, avec la charité comme seul remède. La pauvreté serait-elle la conséquence des déprédations et de la colonisation ? L'internationalisation des échanges et l'industrialisation seraient-elles à la racine du mal ? Des séquences d'animation viennent illustrer cette odyssée chronologique. Le film met en scène de multiples personnages plus pauvres les uns que les autres, et nous confronte à la fin à la misère moderne et à son origine principale : les inégalités...
(Italie, Royaume Uni , Chine, 2012, 58mn)
ZDF

  

L'avantage absolu est une notion économique désignant :

  • pour une personne, l'avantage qu'elle détient sur une autre lorsque, avec la même quantité de facteurs de production, sa production est supérieure ;
  • pour un pays, l'avantage qu'il détient sur un autre lorsque, pour un bien, sa production par unité de facteur est supérieure aux autres pays.

Adam Smith a introduit la théorie de l'avantage absolu pour décrire des situations où un pays a intérêt à produire davantage qu'il ne consomme, afin d'exporter le surplus et d'importer des biens que d'autres pays produisent mieux que lui.

 

Inspirons-nous du célèbre exemple de David Ricardo sur la Grande-Bretagne et le Portugal. Les deux pays peuvent produire du drap et du vin. Supposons que la Grande-Bretagne est capable de produire 100 mètres de drap en une heure de travail et 100 litres de vin également en une heure[1]. En revanche, le Portugal peut produire 90 mètres de drap en une heure de travail et 120 litres de vin dans ce même temps.

 

La Grande-Bretagne possède alors un avantage absolu pour le drap, et le Portugal possède un avantage absolu pour le vin. D'après la théorie de l'avantage absolu, il est bénéfique pour les deux pays de commercer, la Grande-Bretagne vendant son drap contre le vin portugais.

 

La théorie :

(....) . Pour Adam Smith, les deux pays n'ont pas intérêt à commercer car ils n'ont pas d'avantages absolus différents. C'est David Ricardo qui introduit le principe d'avantage comparatif, qui explique comment les pays peuvent malgré tout commercer dans cette situation

Quand deux pays ont des productions sur lesquelles chacun d'entre eux à un avantage absolu, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production ou il est le plus efficace et à importer l'autre produits.

- Abandon des productions les moins rentables.

- Achat à l'étranger pour les productions abandonnées

- Spécialisation de la production dans chaque pays concerné par l"échange international : cela permet alors de faire des économies d'échelle et de devenir plus compétitif.

- Chaque pays est gagnant, mais les gains ne sont pas les mêmes.

 

 

La théorie de l’ « avantage absolu » de Adam SMITH, fondement de la théorie libre-échangiste : les principes

 

En 1776, Adam SMITH défend dans « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations » l’idée du libre-échange. En s’appuyant sur le principe de la spécialisation des nations, il fait du commerce entre les nations une source de richesses, et reprend l’exemple de la manufacture d’épingles dans lequel il montre que la productivité du travail augmente avec la division technique du travail.

 

En matière de commerce international, on parlera de Division internationale du travail (DIT).

 

 Énonçons le principe : chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle il rencontre un avantage absolu, par rapport à ce que produisent les concurrents.

 

 

Cela entraine la création de flux internationnaux, mais cette théorie n'explique pas, à elle seule, tout le commerce international.

 

 

La théorie suedoise et l'échange international ou théorie de HOS

 

un système qui a eu pour objectif de convertir des peuples a la société de consommation, du productivisme, a une forme d’exploitation quand cela l’arranger ou quand les intérêts privés passé avant l’intérêt général ?

 

Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « :" C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d'information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l'Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro. Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro

 

Les fonds de pension se ruent vers les terres africaines, sur Grain.org, Le jeune Sud-Soudan brade déjà ses terres agricoles, sur le site de La Tribune de Genève


 


 ,   à publié dans la 

Tempête dans un champ de blé. Nombre de grandes banques, comme BNP Paribas, Barclays ou encore le Crédit Agricole, ont annoncé leur intention d’abandonner ETF et autres produits permettant de spéculer sur le cours des matières premières devant le feu nourri des accusations mettant volatilité du prix des matières premières agricoles. Que ce rôle soit prouvé ou pas – ce que contestent certains intervenants du secteur comme Deutsche Bank – force est de reconnaître que le sujet faisait la une depuis les émeutes de la faim de 2007.

 

Une nouvelle qui arrive au moment où les cours des céréales repartent à la baisse et où nombre de spécialistes du secteur prédisent une année morose sur le front de l’agriculture.

 

2012 avait vu flamber le cours de la plupart des matières premières agricoles. Selon la Banque mondiale, les prix alimentaires ont flambé de 10% en moyenne entre juillet 2011 et juillet 2012. Sur la même période, le cours du maïs a grimpé de 25% et celui du soja de 17% pour atteindre un plus-haut historique. En cause, une année difficile sur le front climatique, marquée par une importante sécheresse en Russie, en Ukraine et aux Etats-Unis, trois pays importants exportateurs de céréales et d’oléagineux. Les récoltes dévastées ainsi que le faible niveau de stocks cours avaient fait flamber les cours et fait craindre un problème massif d’approvisionnement.

 

Les dernières nouvelles venues des Etats-Unis sont plutôt rassurantes : les actuelles fortes précipitations de neige devraient permettre aux nappes phréatiques de se reconstituer, du moins en partie.(...) .

 

Relativisons tout de même : outre les aléas climatiques qui sont, par nature, aléatoires et qui peuvent faire exploser les cours en quelques semaines, les prix des céréales et oléagineux devraient, en moyenne, restés élevés cette année.

 

Dernier exemple en date, le conflit qui, au Sénégal, a opposé meuniers et boulangers, les premiers ayant augmenté le prix du sac de farine de 50 kg, de 20 000 à 20 600 francs CFA (un peu moins d’1 euro). Une augmentation justifiée, selon les meuniers, par la hausse du cours du mondial du blé. La tonne de blé (importée) est en effet passée de 274 euros à 320 euros en quelques mois. Le gouvernement sénégalais a tranché, donnant raison aux boulangers et fixant le sac de farine à 20 000 francs CFA.

 

Moins dramatique, mais plus proche de nous car il devrait vous concerner si vous aimez les plats exotiques, le prix de riz basmati en Europe flambe. Ce riz, produit au Pendjab, une région partagée entre l’Inde et le Pakistan, et exclusivement destiné à l’exportation, est la parfaite illustration du cercle vicieux qui guette toutes les matières premières. En 2011, les agriculteurs du Pendjab produisent trop de riz basmati. Les prix s’effondrent. En 2012, au moment des semis, ces mêmes agriculteurs, échaudés par la faiblesse des cours, ne veulent pas renouveler la même erreur et plantent deux fois moins de surfaces en riz basmati. Conclusion, l’offre étant drastiquement réduite – et la demande se maintenant –, les prix explosent. En un an, la tonne est passée de 700 à 1 300 $.

 

Projetons-nous un peu. Que risque-t-il de se passer en 2013 ? Face à la folie qui a emporté les cours, les surfaces plantées en riz basmati vont augmenter, la production aussi, et donc les prix vont baisser. Et rebelote. Ce qui est vrai pour le riz basmati l’est pour toutes les matières agricoles… Et c’est un élément à prendre en compte dans nos investissements.

 

A cela il faut ajouter la faiblesse inquiétante des stocks, épuisés par les mauvaises récoltes de 2012. Les stocks de soja américain sont, en volume, à leur plus bas niveau depuis 2004.

Le risque d’une nouvelle flambée des prix est donc loin d’être écartée… même si les leçons des précédentes crises ont été retenues.

 

Première conséquence, nous l’avons, vu les limitations progressives – mais limitées – de la spéculation sur les matières premières agricoles. La réduction de la volatilité sur les cours serait une excellente nouvelle et pourrait

 

Deuxième conséquence : une baisse limitée, certes, de la demande… du moins celle qui est compréhensible. Ainsi, certains éleveurs de bovins ont abattu des cheptels entiers, qu’ils ne pouvaient plus nourrir car les prix des céréales et des fourrages avaient atteint des niveaux stratosphériques. Certaines usines de production d’éthanol ont quant à elles coupé leur production. Mais ce recul de la demande reste limité, alors que la population mondiale devrait atteindre les 8 milliards d’ici à 2025, soit un milliard de plus qu’aujourd’hui.

 

Mais aussi une prise de conscience de l’urgence alimentaire alors que le nombre de bouches à nourrir ne cesse de croître, au rythme de 300 000 par jour, faut-il le rappeler ? Cet indispensable accroissement de l’offre passe par différentes méthodes :

 

- l’augmentation des rendements, grâce à irrigation, la mécanisation, et surtout l’utilisation d’engrais. Dernièrement, le secteur des engrais traversent une zone de turbulence qui a vu les prix descendre de leurs sommets historiques. . La principale raison : le secteur serait en surproduction, et la demande en baisse. (...).

 

 

Côté mécanisation, là encore les avancées sont d’importance. D’ici 2017, le Brésil aura entièrement mécanisé ses récoltes de canne à sucre. Une mécanisation qui va augmenter les rendements, réduire les problèmes sociaux (les conditions de travail de certains coupeurs de canne à sucre étaient régulièrement dénoncées par ONG et organisations internationales) et réduire le coût écologique (la coupe à la main s’accompagne de brûlis).

 

 

- l’augmentation des surfaces cultivées – et c’est cette solution qui est privilégiée actuellement, tout particulièrement en Afrique mais aussi en Amérique latine. Cette année, le Brésil devrait ainsi accroître ses surfaces plantées de soja de 8% à 10%.

 

 

D’ici à 2050, d’après il faudra 70 millions d’hectares de terres arables en plus de plus pour nourrir la population mondiale, qui atteindra près de neuf milliards d’humains. Un besoin devenu d’autant plus urgent que la surface de terres arables disponibles fond comme neige au soleil, au rythme de 70 000 à 140 000 km2 par an, sous l’effet de l’épuisement des terres, de l’érosion, de la pollution, de l’urbanisation, de l’extension des surfaces consacrées à l’élevage plutôt qu’à l’agriculture…

 

A court terme, les valeurs agricoles devraient donc pâtir de la baisse des cours des matières première. A long terme, la tendance des prix reste chères . La baisse des mois à venir est donc une formidable opportunité pour les spéculateurs qui aux fabricants d’engrais ou de matériel agricole.

 

 


 

source :


Mardi 12 mars 2013

Le secteur agricole entre-t-il dans une phase de jachère ?
 Cécile Chevré
Une Assurance-vie oui mais...
 Claire Diaz

 

L’Homme qui est au service de l’économie! - Indigné

 

Edition spéciale Afrique : La question de la faim dans la corne de l'afrique?

Article mis sur ma page Facebook



21/03/2013
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